28-04-2017 - Procès de l'abattoir du Vigan : condamnations

Le tribunal correctionnel d'Alès a rendu son jugement le 28 avril 2017 à l'encontre des employés et de la Communauté de Communes du pays Viganais qui comparaissaient, les 23 et 24 mars pour diverses infractions relatives à la protection animale en abattoirs.
Seul un employé poursuivi pour sévices sur animaux a été condamné à 8 mois d'emprisonnement et à une interdiction de travailler en abattoir pendant 5 ans. Les autres employés ont été relaxés pour un problème de prescription, la date des vidéos à l'origine des poursuites n'étant pas précisée.

La Communauté de communes, qui gérait l'abattoir, a été condamnée à 3 500 euros d'amende.

L'OABA et les autres associations parties civiles obtiennent 600 euros de dommages et intérêts.

Les peines prononcées par le tribunal apparaissent bien légères au vu de la souffrance infligée aux animaux. Mais comment pourrait-il en aller autrement avec des textes qui, majoritairement, répriment ces mauvaises pratiques par de simples amendes.

L'OABA espère que la proposition de loi du député Falorni, votée par l'Assemblée Nationale, le 12 janvier 2017, sera rapidement votée par le Sénat lors de la prochaine législature.

La maltraitance en abattoirs sera ainsi considérée comme un délit (avec des peines d'emprisonnement et d'interdictions professionnelles et non plus de simples amendes) et le contrôle vidéo sera mis en place dans les établissements d'abattage.
Pour autant, ces caméras ne remplaceront jamais la surveillance du poste d'abattage par les inspecteurs vétérinaires. 

Gageons que sur ce point, le prochain Gouvernement sera plus ambitieux en renforçant les effectifs et leurs missions de contrôles...




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